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Démantèlement des services de garde à contribution réduite

Le gouvernement de Philippe Couillard devra reculer !

Il n'est pas question d'abandonner le réseau des services de garde à contribution réduite que l'on s'est donné il y a près de vingt ans. Le gouvernement Couillard va devoir le comprendre, en mettant fin aux compressions, en annulant les hausses de tarifs et en assurant son développement pour l'avenir de nos enfants et du Québec. Voilà l'essentiel du message livré aujourd'hui par des centaines de parents, de travailleuses et de travailleurs des CPE, du milieu scolaire et des responsables en services de garde en milieu familial, lors d'un rassemblement à Rimouski, tenu simultanément dans plusieurs autres villes du Québec.

Pour Ghislaine Paquet, présidente du Syndicat des travailleuses des Centre de la petite enfance de la MRC Rimouski-Neigette (CSN), « Le gouvernement doit reconnaître la valeur éducative des services de garde et l'importance de la qualité. Plusieurs études ont démontré que les services de garde à but non lucratif offrent une qualité de services supérieure aux garderies commerciales dont l'un des objectifs est la recherche de profit. Pourtant, depuis l'arrivée des libéraux en 2003, le nombre de places en garderies commerciales subventionnées et non subventionnées n'a cessé de s'accroître, alors que leur part dans la distribution des places disponibles est passée de 16 % à 34 % en 2014 ! »

« Pourquoi le ministère de la Famille s'en prend-il au modèle québécois des services de garde à contribution réduite alors que ces services ont fait leurs preuves et sont devenus une fierté ? », lance Daniel Charette, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Il faut préserver l'accessibilité et la viabilité des centres de la petite enfance, des services en milieu familial régi (RSG) et de ceux en milieu scolaire.

« On va tout mettre en œuvre pour empêcher Philippe Couillard de détruire cet acquis social si essentiel pour le développement des enfants, l'éducation et la conciliation famille-travail, déclare Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent. Comme chez nous, au Bas-Saint-Laurent et partout au Québec, des milliers de parents, des enfants et des travailleuses et des travailleurs des services de garde à l'enfance en milieu familial, en milieu scolaire et en CPE ont défilé pour dénoncer les politiques du gouvernement. Les actions d'aujourd'hui ne sont qu'un début. Que le gouvernement Couillard se le tienne pour dit ! »

D'autres actions d'envergure sont à prévoir au cours des jours et des semaines à venir. Par ailleurs, les parents, la population et les travailleuses et les travailleurs des services de garde à contribution réduite sont invités d'ici le 24 février, à signer la pétition mise en ligne par l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), disponible sur le site https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-5663/index.html.

À propos de la CSN
La FSSS-CSN représente plus de 130 000 membres au Québec, dont 10 500 œuvrent dans 360 CPE. Dans la région, elle regroupe 350 syndiqué-es présents dans dix CPE, de même que 230 responsables en milieu familial. Plus de 8 000 éducatrices œuvrant en services de garde milieu scolaire sont membres de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP-CSN). Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent rassemble sur une base régionale plus de 10 000 syndiqué-es issus tant des secteurs public que privé. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 325 000 membres présents dans tous les secteurs d'activité.

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Pour information :
Valérie Ouellet, conseillère syndicale SAMVR-CSN
(418) 723-7883

 




Date : 8 février 2016
Source : Conseil central du Bas-Saint-Laurent CSN
Renseignements: Valérie Ouellet, conseillère syndicale SAMVR-CSN
(418) 723-7883
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